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"L'attrait de la Treille"

Pourquoi

Quand on a deux arrières grand père, l’un tonnelier, l’autre négociant en vin, quand on a deux grand père l’un ouvrier agricole sur ses 3 hectares de vigne l’autre qui exportait le vin dans ses wagons réservoir, quand on a un père professeur de lettres classiques qui nous faisait vivre en Champagne mais nous emmenait chaque été du 14 juillet au 1er octobre dans son village de l’hérault au milieu des vignes on peut avoir des raisons de chanter le vin.

les joies de Septembre

Septembre à Lézignan Septembre ou la joie des vendanges, des odeurs de figues, de grenades, des odeurs rouges dans les ruisseaux, dans les égouts. Des bonnes odeurs, parce qu’avant de remplir les cuves il faut les nettoyer, avant de presser le raisin, il faut mouiller le bois du pressoir. Quand on avait besoin d’un pressoir… :

Toute petite j’ai vu, juché sur la charrette, au milieu de la rue, papa et le fermier Philippe Hugol dans une sorte de baignoire en bois, mi cercueil, mi abreuvoir, écrasant le raisin en dansant de leurs pieds nus, les mollets rougis par le jus des grains, riant de toutes leurs dents avec un partie du village en spectateurs…

Les confitures

Chaque année, le figuier de la tante Prospérie croulait sous les fruits et les odeurs du chaudron de cuivre dans la cheminée de la maison étaient accompagnées de discussions sur le bien fonder de mettre du raisin ou des tomates vertes dans la confiture de figues ! Notre grand mère Gabrielle et sa bru n’étaient jamais d’accord !

Avec mémé, tout l’été pour nous promener nous allions visiter les grappes et leur avancement. On pouvait cueillir les pêches de vignes. Un petit pêcher par-ci par-là c’était beau, ça donnait un brin d’ombre, c’était moins plat, c’était bon surtout ! Elles ont disparues avant même que les grosses machines arrivent… Pourquoi ?

Les vendanges

Départ à 5h 30 assis sur le bout de la longue charrette en bois les jambes dans le vide. Derrière nous, les piles de « comportes », les seaux, autant que de vendangeuses plus un, les chapeau de paille, un sac de raffia fait au crochet par Mémé, avec dedans le casse-croûte et son incomparable saucisse sèche. J’en ai encore l’eau à la bouche…

Cette heure inhabituelle a des odeurs d’aventure.

La fraîcheur et la lumière du matin achèvent de nous réveiller en douceur, avec la chanson des roues de la charrette sur le macadam rugueux, ensuite ses chuchotements sur le chemin de terre, la danse des quatre fers des pattes du cheval, qui commence sa journée allégrement, comme il la finira, la voix de Florent le fermier qui plaisante encore ou parle au cheval, avec des bruits de langue et des félicitations, le rire de ses deux filles qui vont vendanger elles aussi…

A la vigne les grands frères portent les comportes pleines et les rangent sur la charrette. Félix porte les seaux, « lou farat ! », de 13 kg. jusqu’à la comporte. Florent « quiche » le raisin dans les comportes, vérifie le travail des coupeuses, rangée par rangée et aiguillonne en riant les retardataires dont moi…

Quand les douze comportes sont pleines et bien rangées sur la charrette, Florent s’en va vers la cave pour que la récolte passe au pressoir…

Mais voici l’heure de la pause casse croute…


« Vive Henry IV » chanson du XVIème siècle

Vive le Roy vaillant Ce diable à quatre A le triple talent

De boire, se battre Et d’être vert galant…!!!

« Commençons la semaine » interactive, de mauvaise foie, drôle

Qu’en dis tu mon voisin ! Commençons par le vin

Nous finirons de même Vaut bien mieux moins d’argent

Chanter, danser, rire et boire

Vaut bien mieux moins d’argent

Rire et boire plus souvent…etc.

«L’éloge de l’eau » amusant, interactif, 5 couplets sur le thème que c’est grâce à l’eau qu’on boit du vin !

Il pleut, il pleut enfin

Et la vigne altérée Va se voir restaurée

Par ce bien fait divin

De l’eau chantons la gloire On la méprise en vain

C’est l’eau qui nous fait boire

Du vin, Du vin, Du vin (bis)

« Versez donc mes amis versez » musique de Gretry

...C’est un triste soldat - Que celui qui ne sait boire

Il voit les dangers du combat

Le buveur n’en voit que la gloire !

« Un jour le bachique Grégoire » air de table du XVIIIème siècle

Tout languirait, chers camarades

Sans le beau sexe et le raisin…

… « Le buveur ou le Cabaret » joli accompagnement au piano

A boire je passe ma vie Toujours dispo toujours content

…du vin tel est l’heureux effet Le malheureux n’a plus de peine…

« La cave » pierre Dupont XIXème siècle

D’un cœur chaud et reconnaissant Je m’en vais célébrer la cave

L’escalier et raide et glissant Pour un buveur c’est chose grave…

…bouchons, tessons, bouteilles vides… …du Bourgogne au Roussillon Du Romanée et du Pommard Du Chambertin la vive essence

De l’ambroisie et du nectar M’ont révélé la jouissance.

Et puis:

«l’alcool non…l’eau fefeferrrugineuse///oui » Bourvil

«la java sans modération » Gilbert Lafaille

«le vin » Georges Brassens

«la romanée conti » Anne Sylvestre

«l’Ivrogne » Jacques Brel

«Je bois » Boris Vian

«Vendanges » Claire Hallouin … et.c